donc, tu m’aimes totalement

 

Et mes épaules ? Tu les aimes ?

Oui.

Je trouve qu’elles son pas assez rondes.

Je ne crois pas.

Et mes bras ?

Oui.

Et mon visage ?

Aussi.

Tout ? Ma bouche, mes yeux, mon nez, mes oreilles ?

Oui, tout.

Donc, tu m’aimes totalement.

Oui. Je t’aime totalement, tendrement, tragiquement.

Moi aussi, Paul.

 

 

 

[ dans le même jour, quelques heures plus tard ]

 

 

 

 

Camille ! Camille…

Je te méprise ! Voila le vrai sentiment que j’ai pour toi. Je ne t’aime plus. Je te méprise. Et tu me dégoutes quand tu me touches.

Camille…!

 

 

 

 

Le mépris ( Jean-Luc Godard, 1963 )

Il desprezzo ( Alberto Moravia, 1954 )

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